Kamouraska se mobilise contre le roseau commun

On le voit dans les fossés ou sur les berges du fleuve. Immobile, il se répand pourtant sur tout le territoire québécois. Il s’agit du roseau commun (Phragmites australis). Cette plante exotique envahissante est malheureusement bien implantée dans la région du Kamouraska, mais certains citoyens ont décidé de contre-attaquer.

En effet, le mercredi 14 juin prochain la municipalité de Kamouraska et un groupe de bénévoles tenteront de contrôler la colonie de phragmites du petit marais. Rejoignez-les à 10 h avec vos gants de jardinage et petits sécateurs (ou même les mains vides) à l’aboiteau au bout de la rue Saint-Louis (la rue de l’école). Prévoyez consacrer un peu plus d’une heure à cette activité. Si vous avez des questions, vous pouvez rejoindre les organisateurs à denis.turgeon@gmail.com . Lire la suite

Retour au fleuve

Retour des oies blanches vers le fleuve en fin de journée. Un rituel quotidien, jusqu’au moment où elles se décideront à reprendre leur trajet vers leur aire de nidification arctique au nord de l’île d’Ellesmere

Texte et photo : Pierre Giard, 2017

La Société des plantes : semer la joie

C’est dans les terres fertiles du Bas-Saint-Laurent, là où les méandres de la rivière Kamouraska caressent les courbes du rang de l’Embarras, que Patrice Fortier et sa Société des plantes ont pris racine il y a une quinzaine d’années. C’est ici qu’il produit et vend ses semences de fruits et légumes, la plupart du temps des variétés rares ou anciennes. Au cœur du doux pays, il nous entraîne dans un terroir de saveurs oubliées. Lire la suite

À quelle heure la prochaine marée ?

Les forces qui créent les mouvements de flux et de reflux de marée ne sont pas uniques au Bas-Saint-Laurent ; elles sont les mêmes partout sur la planète. Ce phénomène a beau être universel, il reste malgré tout un peu mystérieux. Même si chacun connaît le rôle de la lune dans le mouvement des eaux, plusieurs interrogations subsistent. Nous avons tenté de répondre aux deux questions les plus courantes sur la marée. Une façon de regarder d’un œil plus attentif le quotidien qui nous entoure. Lire la suite

Quel bon vent vous amène ?

Si la région du Kamouraska est dans le vent, ce n’est pas seulement parce qu’elle est à la mode, mais aussi parce que la brise y est omniprésente. Bien sûr, le vent fait partie du quotidien de presque tous les secteurs côtiers. Toutefois, comme pour tout ce qui touche au temps qu’il fait, la banalité du sujet ne nous empêche pas d’en parler sans retenue. Nous avons analysé des milliers d’enregistrements de la station météo de La Pocatière… et nous y avons trouvé de quoi alimenter cette éternelle conversation ! Lire la suite

Les cabourons : les îles qui ont quitté le fleuve

Au Bas-Saint-Laurent, on peut voir un chapelet de petites montagnes essaimées tout le long du fleuve. À leur pied, on trouve aujourd’hui des villages, des fermes et des forêts. Mais, il y a quelques milliers d’années, c’étaient plutôt des poissons et des fonds marins qui entouraient ces collines. Car, autrefois, ces dernières étaient des îles. Lire la suite

Le botaniste de Kamouraska

Flâner le long du fleuve, observer les oiseaux, pagayer entre les îles : toutes ces promenades et rêveries ambulantes nous permettent de communier avec la nature. Inutile d’être un savant pour goûter la beauté du Bas-Saint-Laurent. Être un simple amateur, guidé par le seul plaisir de la découverte, suffit amplement. Lire la suite

Des nouvelles des petits …

Il y a quelques semaines, j’ai affiché une photo de trois œufs de goélands argentés (Dur, dur d’être le troisième œuf).

Je mentionnais que l’oisillon qui sort du troisième œuf a généralement la vie plus dure que celle de ses frères ou sœurs. En effet, les deux premiers petits émergent souvent de leur coquille le même jour, tandis que le troisième œuf n’éclot qu’une ou deux journées plus tard. Cet oisillon est moins lourd, reçoit moins de nourriture, et grandit plus lentement que ses aînés.

Trois jeunes goélands argentés

Trois jeunes goélands argentés

Je suis retourné sur le terrain pour voir comment se débrouillaient les petits de cette couvée. Les trois semblent en pleine forme, mais un d’entre eux paraît nettement plus gros que les deux autres. Une variante sur le thème de l’inégalité grandissante des chances.
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Survivront-ils jusqu’à l’âge adulte ? Bien des défis les attendent d’ici la fin de la saison estivale.

Pierre Giard (texte et photo), 2016

Des îles pas si désertes

Si on fait abstraction des phoques qui viennent s’y échouer à marée basse, les îles de Kamouraska semblent réservées aux oiseaux. Tant la variété des espèces que le nombre d’individus font qu’ils en sont les principaux et les plus intéressants occupants. Toutefois, ils ne sont pas seuls sur les îles. Des petits mammifères leur tiennent compagnie, tout comme certains visiteurs beaucoup plus gros ! Lire la suite

Dur, dur d’être le 3e œuf!

Ces œufs de couleur chamois ou olive sont parsemés de petites taches foncées. Ils sont plus gros que ceux d’une poule et mesurent environ 7 cm de long et 5 cm de large. On en trouve un à trois par nid. Ce dernier repose sur le sol et est formé d’herbes et de divers débris végétaux. Les œufs sont couvés 31 ou 32 jours avant d’éclore.

L’oisillon qui sortira du troisième œuf aura la vie plus dure que celle de ses frères ou sœurs. En effet, les deux premiers petits émergent généralement de leur coquille le même jour, tandis que le troisième œuf n’éclot qu’une ou deux journées plus tard. Cet oisillon est moins lourd, reçoit moins de nourriture, et grandit plus lentement que ses aînés. Lire la suite

Des pingouins à Kamouraska ?

Des pingouins à Kamouraska ? C’est toujours avec un air étonné — et souvent une forte dose d’incrédulité — que les visiteurs de Kamouraska apprennent qu’il y a bel et bien des pingouins dans la région. C’est vrai qu’il fait parfois froid dans le Bas-Saint-Laurent, se disent-ils, mais de là à y croiser des pingouins…

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Le minuscule œuf de M. Boutin

Au printemps 2009, Patrick Boutin se promène avec son chien le long de la rivière Kamouraska. Il chasse. Ce jour-là, sa plus belle prise ne sera pas une oie, mais un minuscule œuf d’éperlan arc-en-ciel, pas plus gros que le point à la fin de cette phrase. Cet homme aux yeux de faucon venait de trouver une frayère de ce petit poisson. On n’en avait pas vu dans cette rivière depuis plus de 40 ans. Lire la suite

Un phoque pas si commun

On peut parfois apercevoir des phoques communs nager dans les eaux froides du Saint-Laurent ou se prélasser sur les rochers. Mis à part le béluga, ces phoques sont les seuls mammifères marins à vivre à longueur d’année dans le fleuve. Curieusement, même si leur nom peut laisser croire le contraire, ils comptent parmi les phocidés les moins répandus du golfe et de l’estuaire. Découvrons ensemble cet animal beaucoup plus exceptionnel que commun! Lire la suite

Les pommes du seigneur de Kamouraska

Quelques vieux pommiers se dressent sur le flanc sud du Cap Taché à Kamouraska. Au travers d’un désordre de branches se projetant dans toutes les directions, on découvre des fruits : de grosses pommes, pour la plupart tavelées ou piquées. Ces arbres sont abandonnés à leur sort depuis des décennies. Pourtant, ils firent jadis la fierté du seigneur de Kamouraska. Lire la suite

Où est passé le fleuve ?

Plusieurs visiteurs de Kamouraska se sont déjà posé cette question : où est donc passé le fleuve ? On leur avait vanté la beauté du Saint-Laurent dans la région, et là… surprise, il n’y a plus d’eau ! Au large, même les îles sont à sec. Nos visiteurs pensaient admirer les bélugas, mais il ne reste plus que les goélands qui picorent dans la vase. Quelle déception ! Lire la suite

Les glaces : une espèce en voie de disparition

Novembre 1740, le voilier L’Imprévu s’échoue sur les glaces en face de Kamouraska. Son équipage est contraint de rester sur le navire gelé durant plus de six mois. Une telle épreuve serait-elle possible aujourd’hui, alors que la banquise s’installe de plus en plus tardivement sur le fleuve ? Lire la suite

Des mots venus du froid

On dit souvent que les Inuits ont des dizaines de mots pour désigner la neige. Les navigateurs et les pilotes du Saint-Laurent, qui affrontent les glaces chaque hiver, possèdent eux aussi un vocabulaire riche et évocateur pour nommer les différentes formes que peut prendre l’eau gelée. Découvrons ensemble quelques-uns de ces mots qui nous permettent de mieux décrire notre environnement hivernal. Lire la suite